« Vous êtes trop jeune pour le cancer. » Les gens disent ça comme si c'était un réconfort. Comme si la jeunesse était un bouclier. Vous avez vingt-cinq ans, assis dans une salle d'attente d'oncologie entouré de gens trois fois votre âge.
Vos amis ne savent pas gérer. Ils vous aiment, mais ils ont vingt-cinq ans aussi, et n'ont pas le vocabulaire émotionnel pour « mon ami a le cancer ». Certains disparaissent. D'autres survolent si près que leur anxiété devient une chose de plus à gérer.
Les réseaux sociaux deviennent un instrument de torture. Votre fil est un flux d'annonces de fiançailles, de photos de voyage — la chronologie de la vie des jeunes adultes pendant que la vôtre s'est arrêtée.
La carrière déraillée. La dette médicale à vingt-cinq ans. Les rendez-vous amoureux avec le cancer — quand est-ce qu'on le dit ? La préservation de la fertilité à un âge où vos pairs n'ont pas décidé dans quelle ville vivre.
Votre vie n'est pas finie. Elle est différente. Et si l'isolement est trop lourd, un groupe de soutien pour jeunes adultes atteints de cancer ou un thérapeute peut vous aider.