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Pour les familles6 min de lecture

Parler aux enfants du cancer d'un membre de la famille

Les enfants perçoivent quand quelque chose ne va pas. Une honnêteté adaptée à leur âge les aide à faire face bien mieux que le silence ou le secret.

Par l'équipe HereAsOneRédigé à partir d'une expérience personnelle avec la perte liée au cancer. Ceci n'est pas un avis médical.

Les enfants sont perspicaces. Même les très jeunes enfants peuvent sentir quand quelque chose ne va pas dans la famille — les appels téléphoniques étouffés, les visages inquiets, les routines perturbées. Bien qu'il soit naturel de vouloir les protéger de vérités douloureuses, la recherche et l'expérience montrent régulièrement qu'une honnêteté adaptée à l'âge aide les enfants à faire face bien mieux qu'être laissés dans l'ignorance. Le silence ne les protège pas ; il les isole.

Utilisez un langage simple et honnête. Pour les jeunes enfants, vous pourriez dire : « Grand-maman a une maladie appelée cancer. Les médecins lui donnent des médicaments spéciaux pour l'aider à se sentir mieux. » Vous n'avez pas besoin de tout expliquer — juste assez pour qu'ils comprennent ce qui se passe. Évitez les euphémismes comme « partir » ou « s'endormir », qui peuvent créer de la confusion et de la peur autour des choses du quotidien.

Rassurez-les que ce n'est pas de leur faute. Les enfants s'engagent souvent dans une pensée magique et peuvent se blâmer pour les mauvaises choses qui arrivent. Ils pourraient penser qu'une pensée coléreuse ou une mauvaise conduite a causé la maladie. Précisez-le clairement et répétez-le au besoin : rien de ce qu'ils ont fait, dit ou pensé n'a causé cela. Le cancer est une maladie qui arrive simplement, et c'est la faute de personne.

Accueillez toutes leurs questions. Répondez honnêtement à leur niveau de développement. C'est tout à fait acceptable de dire « je ne sais pas » — c'est honnête aussi, et cela montre que l'incertitude n'a pas à être terrifiante. Faites-leur savoir qu'ils peuvent toujours venir vous voir avec des questions ou des sentiments, peu importe leur taille. Certains enfants ne poseront pas de questions tout de suite. C'est bien. Laissez la porte ouverte.

Maintenez les routines quand c'est possible. Les routines procurent sécurité et prévisibilité. Essayez de garder l'école, les activités, les heures des repas et les heures du coucher aussi normales que possible. Quand le monde semble incertain, la cohérence dans la vie quotidienne aide les enfants à se sentir en sécurité et ancrés.

Observez les changements comportementaux. Certains enfants adoptent des comportements difficiles, d'autres deviennent collants, certains se retirent. Ce sont des réponses normales au stress et à la peur. Soyez patient avec ces changements. Si c'est persistant ou s'intensifie, envisagez de parler à un thérapeute pour enfants qui a de l'expérience avec les familles touchées par la maladie.

Surtout, laissez-les voir qu'il est normal de se sentir triste, effrayé ou confus — et que votre famille s'en sortira ensemble.

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Pour les familles

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L'épuisement des aidants est réel — et il mérite un vrai soutien. Parler à un thérapeute peut vous aider à traiter ce que vous portez, afin que vous puissiez continuer à être présent(e) pour la personne que vous aimez.

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