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Pour les familles7 min de lecture

La veille à l'hôpital : rester assis quand il n'y a plus rien à faire

La chaise à côté du lit devient votre monde. Les bips des machines deviennent votre bande-son.

Par l'équipe HereAsOneRédigé à partir d'une expérience personnelle avec la perte liée au cancer. Ceci n'est pas un avis médical.

Il y a une chaise à côté d'un lit d'hôpital où vous resterez des heures, ou des jours, et quand ce sera fini, vous ne pourrez plus jamais vous asseoir sur une chaise en plastique sans que votre corps s'en souvienne.

L'hôpital a son propre rythme. Le changement d'équipe à sept heures. Le médecin — toujours bref, toujours le matin. « Confortable » signifie assez drogué pour ne pas souffrir. « Stable » signifie pas pire pour l'instant.

Vous développez des rituels. Vous tenez leur main et frottez leur paume. Vous leur parlez même quand ils sont inconscients. Vous jouez leur musique préférée. La culpabilité de sortir — pour un café, pour de l'air — est écrasante.

Les dernières heures. La respiration change — devient irrégulière, avec de longues pauses. Vous chuchotez des choses que vous avez dites mille fois et des choses que vous n'avez jamais dites. Et puis la respiration s'arrête.

Sortir de l'hôpital ensuite est surréaliste. Le soleil brille. Quelqu'un rit dans le parking. Si vous portez cette expérience, un conseiller en deuil peut vous aider.

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Pour les familles

Vous avez pris soin de tout le monde sauf de vous.

L'épuisement des aidants est réel — et il mérite un vrai soutien. Parler à un thérapeute peut vous aider à traiter ce que vous portez, afin que vous puissiez continuer à être présent(e) pour la personne que vous aimez.

Parlez depuis chez vous, entre les rendez-vous, à votre rythme.

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